Seuls dans la ville d’Yves Grevet

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seuls dans la villeSeuls dans la ville : entre 9h et 10h30
texte d’Yves Grevet
Syros, 2011

 

Ce livre a été choisi par Azilis

 

Lorsqu’un professeur de français invite ses élèves à rédiger une rédaction libre sur ce qu’ils voient entre 9h et 10h30 ce 23 mars dans le centre ville, il ne se doute pas que ces devoirs seront le début d’une enquête pour deux de ses élèves : Erwan et Cassandre. En effet, un corps a été retrouvé sur l’île qui jouxte le centre-ville et l’on estime l’heure du décès dans les environs des consignes de la rédaction.

 

Ce roman est très entraînant. On suit le personnage principal d’Erwan dans sa quête de vérité. Un brin loufoque sur les bords, il est persuadé que la réponse à ce meurtre est cachée dans les copies de français de ses camardes de classe. Il s’associe à Cassandre, une jeune fille plutôt douée en classe, pour mener l’enquête. Ce qui commence forcément par récupérer les copies de tous, et ce n’est pas une mince affaire.

Raconté à la première personne, l’identification sera immédiate pour des lycéens ou collégiens car les codes des établissements scolaires et des relations sociales en son sein sont fortement bien décrites. Au fur et à mesure des investigations du duo, on découvre les devoirs de français de chaque élève ainsi que le commentaire de la professeur sur la copie. Des typographies différents, ainsi que l’introduction de ces devoirs dans le texte, permettent au lecteur de s’y repérer aisément. La structure narrative est loin d’être classique et devrait séduire les adolescents.

Quelques ficelles apparaissent petit à petit, et on est bien content de trouver en même temps que les protagonistes le résultat de leurs cheminements. Un plan de la position des élèves dans le centre-ville permet de relier les détails les uns aux autres. On se prend franchement au jeu, essayant de voir ce que les adolescents n’ont fait qu’apercevoir.

De plus, la relation entre Erwan et Cassandre prend de l’épaisseur tout on long du roman. Les relations humaines, à soi, à la famille, aux amis et surtout aux inconnus sont habiles et bien construites. Elles font de cette enquête policière presque une étude anthropologique d’un endroit à un instant précis.

Je me suis franchement amusée alors je pense qu’Yves Grevet a réussi son pari avec ce roman fort loin de sa trilogie Meto. A conseiller à tous les adolescents dès 12 ans.

 

petit bac 2013challenge thrillers et polarsChallenge Petit Bac 2013 chez Enna (catégorie LIEU, ligne ADO)

Challenge Thrillers et Polars chez Liliba

challenge jeunesse ya 2012Challenge o swapChallenge Young Adult chez Muti

Challeng’Ô Swap chez Ladyscar

Challenge Chez vous sur ce blog

 

Pour en savoir plus :

@ les avis de Clarabel, Kik, Bladelor, Fantasia, Mimi, Calypso, Eidole et Ricochet

@ la trilogie Meto sur ce blog : T.1 La maison ; T.2 L’île ; T.3 Le monde

@ toute l’actualité d’Yves Grevet chez Syros c’est ici

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Bonus :

quand une fiche de lecture devient un vrai objet d’art… c’est au collège de Nézant

seuls dans la ville - bonus
cliquez sur l’image pour en découvrir un peu plus sur la fiche de lecture de Coralie en 5ème2

10 commentaires


    1. // Répondre

      as-tu lu son nouveau roman ? parce que moi je suis emballée !


  1. // Répondre

    Moi c’est tout l’inverse, je n’ai pas réussi à accrocher à Méto, par contre ce roman-là m’a vraiment emballée, je l’ai trouvé original, bien construit, bien écrit !


    1. // Répondre

      j’espère que sa nouvelle trilogie te plaira !


    1. // Répondre

      Vous y trouverez chacune de quoi vous satisfaire…


      1. // Répondre

        Oui, le problème est qu’elle commence vraiment à devenir une bonne lectrice et que je dois la fournir en bouquins qui lui plaisent, et qu’elle adore quand je les lis aussi pour en discuter… Du coup, elle a déjà une mini PAL et la mienne ne descend plus d’un pouce (enfin, pour être honnête, elle ne fait même qu’augmenter !).


        1. //

          en tout cas c’est une démarche sympathique de pouvoir en discuter avec ses enfants.


  2. // Répondre

    Oui, j’adore ! Et elle aussi, je crois ! ça nous rapproche pas mal, et ça lui permet parfois d’exprimer des émotions difficiles à dire (une fois sur un livre où le petit garçon avait perdu son papa, elle a parlé beaucoup de son grand-père mort un an avant, et qui lui manquait terriblement). j’espère que ça durera, ce lien entre nous ! je fais ça aussi avec les garçons, mais j’aime moins leurs bouquins… Chérub, boooof alors qu’Antoine est passionné ! Mais pour lui faire plaisir, je vais en lire un ou deux de plus (lui en est à 14 !)


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