Petites lectures #11

Aujourd’hui je vous livre mon avis sur des lectures courtes à proposer à des lecteurs allant de 7 à 12 ans, en fonction de leur niveau de lecture bien sûr mais également en fonction de leur maturité. Je vous laisse donc juge de choisir celle(s) qui vous plaira le plus dans cette sélection.

 

 

Et si la mer était bleue ?
texte de Mikaël Ollivier
Thierry Magnier – Petite poche, 2017

 

Alex se réveille un matin d’un rêve si troublant qu’il lui parait réel si ce n’est que la mer y est rouge…

 

Mikaël Ollivier signe un petit roman fort intrigant qui oblige le lecteur à être particulière attentif. En effet, il mélange les principes des poupées gigognes et du cercle sans fin. Les histoires s’imbriquent-elles les unes dans les autres ou alors se répondent-elles comme un miroir déformé. Impossible de savoir, en tout cas chaque lecteur se fera son propre avis et aura sûrement à cœur de le défendre.

En ce qui me concerne, je me suis laissée prendre au jeu de ce texte à l’écriture sensible et délicate, qui interroge sur le sens de la réalité d’une manière presque philosophique.

@ l’avis de Ricochet et le site internet de l’auteur

 

Les Enfants du Temps qui Vient
texte de Gaia Guasti
Thierry-Magnier – petite poche, 2018

 

La Jeune et son clan ont du se déplacer pour trouver de quoi se nourrir et se protéger du climat devenu glacial. Peu de temps après s’être installés, ils endentent les Nouveaux, venus à proximité.

 

Décidément j’aime beaucoup l’écriture de cette auteure. Elle trouve toujours un point de vue original sur un sujet relativement lambda, tout en étant important. Ici, elle aborde la différence et le refus du changement à travers les yeux d’une jeune fille dont on a bien du mal à comprendre au départ d’où elle vient. Est-ce un récit de science-fiction ? une transposition contemporaine ? Difficile à dire, mais très intriguant, dans sa manière de désigner les choses et les personnages par leur caractéristique (la Jeune, le Vieux, les Nouveaux). Puis au fil des chapitres on se rend compte que nous sommes en plein cœur de la préhistoire (en tout cas c’est la compréhension que j’en ai eu) et l’histoire apparait sous un nouveau jour.

Un récit qui laisse beaucoup de place à l’imagination et à l’interprétation.

@ à découvrir de la même autrice sur le blog : Mollo mollo le matin et pas trop vite l’après midi et Lettres d’un mauvais élève

 

Oiseau Oiselle
texte de Gwendoline Raisson
illustrations de Clothilde Delacroix
l’école des loisirs – mouche, 2018

 

Oiseau vit dans sa cage en toute tranquillité et surtout en toute sécurité. Mais l’arrivée de Oiselle devant sa porte pourrait lui faire reconsidérer les choses…

 

Avec ce court roman et la métaphore de l’oiseau dans une cage, Gwendoline Raisson interroge les jeunes lecteurs sur la liberté et la perception que l’on peut s’en faire. En effet, Oiseau n’a absolument pas la sensation d’être enfermée ; au contraire, il y voit une maison, un chez soi bienveillant qu’il ne veut pas quitter. Partir à l’aventure, comme le voudrait Oiselle, lui donne des sueurs froides plutôt que des palpitations d’excitation. Et même quand il finit par suivre sa belle, il ne peut rester longtemps dehors.

Malgré tout, la fin du récit montre qu’il faut aussi savoir faire attention à ce qui nous entoure et changer de vision des choses en fonction des évènements. Une lecture fluide avec un texte qui emprunte au quotidien des enfants et de douces illustrations couleurs pastel pour accompagner cette question de liberté.

@ l’avis de Ricochet et le site internet de l’autrice

 

L’Amoureux de papa
texte d’Ingrid Chabbert
illustrations de Lauranne Quentric
Kilowatt – les kapoches, 2017

 

Les parents d’Amandine sont séparés et la petite fille s’est faite rapidement à cette nouvelle routine. Mais voilà que son Papa est amoureux, et en plus d’un homme ! Impossible pour elle de lui pardonner.

 

Ingrid Chabbert traite avec réalisme et crédibilité de la réaction d’un enfant face à la découverte de l’homosexualité d’un de ses parents. J’ai trouvé le ton très juste tant dans les émotions de cette enfant que dans celles de ses parents. Il n’y a pas de faux semblant, pas de facilité dans l’histoire qui est racontée. Et même si l’autrice prend le parti d’une fin optimiste, on comprend que le chemin ne sera pas toujours facile dans cette nouvelle famille. L’homoparentalité est un sujet d’actualité et ce court roman aux mots simples permettra aux familles d’aborder le sujet avec un texte de qualité.

@ une participation au Challenge Objectif lecture 2018 sur ce blog

 

Pombo Courage
d’Emile Cucherousset
illustrations de Clémence Paldacci
MeMo – Petite Polynie, 2018

 

Pombo adore passer ses journées confortablement installé chez lui. Alors, quand son ami Java entreprend de construire une cabane au sommet d’un arbre et qu’il lui demande son aide, l’ours le regarde d’un œil très septique…

 

En voilà une jolie lecture ! Les éditions MeMo se sont mises au roman avec succès et propose la très jolie collection Petite Polynie à destination des lecteurs dès 7 ans. Ici, on suit avec intérêt la confrontation de deux styles de vie diamétralement opposés : Pombo le casanier et Java l’aventurier (si on veut à tout prix leur trouver un adjectif qualificatif). Avec une plume très douce, Emile Cucherousset dit les peurs de chacun à changer et à évoluer. La fin réserve bien des surprises tout comme le chemin pour y arriver tout au long duquel on aura un immense plaisir à découvrir les merveilleuses illustrations de Clémence Paldacci.

@ les avis de Pépita et #Céline

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Bonus :

quand la nature reprend vie…

 

peindre un rêve…
by FREDBOUAINE ☮
via Flickr

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