Rackette-moi si tu peux d’Adriansen et Clerpée

scénario de Sophie Adriansen
dessins de Clerpée
Gulf stream, 2018

 

Enzo vient d’arriver dans une nouvelle école et se retrouve souvent seul à la récré. Aussi quand trois jeunes filles de sa classe lui demandent de l’argent pour aller s’acheter des bonbons, il se dit que c’est une bonne idée pour nouer des liens.

 

Cette bd s’adresse clairement à des enfants de l’école primaire, tant dans le propos que dans les illustrations choisies.

Découpé en trois parties, le récit montre d’abord la situation de chacun des protagonistes, puis les scènes de racket avant de finir sur la résolution du problème. Cette structure basique permet de bien comprendre les mécanismes de cette forme de harcèlement et apporte quelques réponses aux enfants qui seraient confrontés à de tels comportements.

Il est intéressant que les autrices aient choisi de montrer et d’exprimer les sentiments du harcelé mais également des harceleuses. Les premières scènes peuvent presque paraître innocentes et l’on sourit devant la naïveté de ces enfants. Mais bien vite, les jeux de pouvoir et l’appât du gain entrent dans la danse et amènent les jeunes filles à ne pas voir la gravité de leur comportement.

Une bd aux vertus éducatives qu’il serait bon de mettre dans les mains des enfants.

Une participation à la BD de la semaine chez Noukette

 

Pour en savoir plus :

@ les avis de Stephie et Orbe

@ le site de Sophie Adriansen

@ une sélection d’ouvrages sur le harcèlement A l’Ombre du Grand Arbre

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Bonus :

School
by Roger Marks
via Flickr

8 commentaires


  1. // Répondre

    un thème important! toujours bon d’avoir des supports de discussion de ce genre!


  2. // Répondre

    Le thème est intéressant et c’est bien de voir les deux côtés de l’histoire (harceleur/harcelé). Je le lirai.


  3. // Répondre

    Bonne idée de faire une BD sur ce sujet pour les primaires. C’est un sujet souvent traité au collège mais c’est parfois trop tard.


    1. // Répondre

      effectivement, et en plus, les plus jeunes ne se rendent pas forcément compte des conséquences de leurs actes.

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