La Bobine d’Alfred de Ferdjoukh et Pitz

,

librement inspiré du roman de Gérard Goldman
scénario de Malika Ferdjoukh
dessins de Nicolas Pitz
Rue de Sèvres, 2018

 

Paris, 1964. Harry, dont le père est cuistot, se retrouve à changer de vie pour une histoire de caille rôtie. Fou de cinéma, il ne peut être que ravi de fréquenter désormais le gratin de Los Angeles grâce au nouvel emploi de son paternel : cuistot chez une star du muet et bientôt en mission sur le plateau du célèbre Alfred Hitchcock !

 

Pas de surprise (ou presque) avec cette bd à destination des jeunes et des ados car sa couverture façon affiche de film donne suffisamment d’indications pour comprendre les thématiques qui y sont explorées. La colline d’Hollywood et ses lettres géantes plante le décor quand la figure et les oiseaux d’Alfred Hitchcock surplombe un couple enlacé. Rajoutez à ça, un personnage aux airs de canaille, un héros à la bouille interrogatrice et une voiture en pleine vitesse et vous aurez tous les éléments de l’histoire.En effet, on suit le jeune Harry dans sa découverte du cinéma hollywoodien, ses studios, ses tabloïds, ses stars… et l’on apprend avec lui le mystère de Marie-Rose un film en forme de testament tourné par le célèbre metteur en scène dans le plus grand secret. Il est très intéressant de découvrir l’envers du décors et les enjeux du septième art à cette époque de transition entre les films muets et parlants. Nicolas Pitz a fait attention à respecter les ambiances, les modes et les paysages de l’époque pour une véritable plongée dans les Etats-Unis des années 60.

Toutefois, je me pose la question de la cible. Les enfants reconnaitront-ils Hitchcock ? Comprendront-ils les tenants et aboutissants de cette intrigue où la personnalité mythique de ce metteur en scène hors du commun tient un rôle à part ? Quelque soit la réponse, j’espère que cela leur donnera l’envie de voir ces classiques.

Une jolie lecture dans laquelle j’ai eu toutefois du mal à entrer.

.

Une participation chez Mo à la BD de la semaine

qui entre dans l’objectif lecture de mai 2018

 

Pour en savoir plus :

@ les avis de Les Mots de la fin, Clarabel et Lirado

@ et si vous voulez d’autres livres autour du cinéma, une petite sélection A l’Ombre du Grand Arbre

@ les premières pages à feuilleter

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Bonus :

on ne peut pas ne pas penser à Hitchcock face à une telle vision…

hitchcock on south beach
by anjan58
via Flickr

22 commentaires



  1. // Répondre

    Il faut donc accompagner la première lecture… J’étais pas partie pour le lire et ta chronique me conforte dans ma première idée


    1. // Répondre

      Je suis curieuse de savoir ce que tu en penses…


    1. // Répondre

      C’est ce qui m’a le moins plu pour tout t’avouer.


  2. // Répondre

    En effet bonne question! Mais accompagnée, cela peut certainement être une bonne entrée en matière ! Je note 🙂


    1. // Répondre

      Sur une séance avec des ados autour du cinéma, je pense qu’elle peut beaucoup plaire en effet.


    1. // Répondre

      C’est ce que je me dis à chaque adaptation 😉


  3. // Répondre

    Pas trop tentée non plus par le graphisme… mais l’idée est intéressante. Reste à savoir effectivement si la cible peut être intéressée, elle-aussi.


  4. // Répondre

    Je ne sais pas, ton avis ne me donne pas une envie folle de le découvrir…


  5. // Répondre

    J’ai l’impression que l’on retrouve souvent l’univers du cinéma, d’une façon ou d’une autre, chez Malika Ferdjoukh


    1. // Répondre

      Je n’avais pas fait le rapprochement mais je suis d’accord avec toi.


  6. // Répondre

    Je pense qu’il faut initier les enfants avant … afin qu’ils comprennent toutes les références. Sinon je suis totalement fan de Malika Ferdjoukh ☺☺


  7. // Répondre

    Original, mais effectivement, oui, les références seront peut-être hors de portée des jeunes lecteurs… Je compte bien l’essayer quand même !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *