Pas touche à Charly ! de M. Doinet et G. Chapron

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pas touche a charlytexte de Mymi Doinet
illustrations de Glen Chapron
Nathan – premiers romans, 2013

 

Sélection du Prix des Incorruptibles 2014 – CE2/CM1

 

Gustave, Bilal et Charly vivent sous un pont parisien. Par une froide journée d’hiver, alors qu’ils font la manche sous la Tour Eiffel, Gustave est interpellé par la police et séparé de ses deux compagnons.

 

Ce roman est court mais assez complexe au niveau narratif ce qui explique qu’il soit proposer à ce niveau de lecture pour le Prix des Incorruptibles. Bilal, le labrador, Gustave, le maître, et Angela, la bénévole des restos du cœur emploient tous la première personne du singulier pour raconter leur point de vue de cette intrigue. Les titres de chapitres indiquent les changements de narrateur et facilitent ainsi la compréhension pour les enfants.

Ce roman polyphonique est d’une grande originalité dans sa construction et le sujet abordé rare. Parler de la pauvreté et de la vie dans la rue pour cette tranche d’âge n’est pas si simple. Malgré tout j’aurai aimé une vision moins idyllique de cette situation. Le happy end m’a paru loin de la réalité et m’a laissé sur une petite déception en fin de lecture. Enfin, je suis sûre que les jeunes lecteurs sauront, eux, l’apprécier.

 

challenge ya 4Challenge Young adult 4 chez Muti 2/65

 

Pour en savoir plus :

@ les avis de Yana et Ricochet

@ le blog de Mimi Doinet

@ et le site internet de Glen Chapron

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Bonus :

magnifique photo, dont l’ironie prend tout son sens si vous faites attention au texte du journal…

by iulian nistea via flickr
by iulian nistea
via flickr

2 commentaires


  1. // Répondre

    Bonjour Bouma,
    Je vous remercie pour votre critique. C’est à la rencontre avec un SDF gare d’Austerlitz que je dois l’écriture de cette histoire. Cela m’a permis de faire passer le message suivant aux gamins : tous les sans-bris ne sont pas des alcooliques ne voulant rien faire. On peut se retrouver à la rue et avoir un bon métier, ce qui est le cas de Gustave, mon, héros. Et puis, je tenais à la happy end, pour justement montrer que grâce à son savoir faire, Gustave retrouve du travail, s’en sort. En tout cas, merci aussi d’avoir apprécié la forme linguistique à laquelle je tenais pour la narration de chaque chapitre. C’est réussi, votre petit bout de bibliothèque donne envie de lire, et ça c’est l’essentiel 🙂 Mymi Doinet
    http://mymidoinet.blogspot.com/


    1. // Répondre

      Merci d’être venu faire un tour ici.
      et surtout merci pour ces quelques explications qui me permettent de mieux comprendre la genèse de votre travail ainsi que les aboutissements de votre intrigue.
      je comprends mieux désormais l’ensemble de votre texte et vos choix de perspective.
      mon regard d’adulte aurait du pouvoir sentir votre optimisme et votre lutte contre le fatalisme.
      encore merci pour votre passage et longue continuation.

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