Il était une (mini) fois

, ,

  Avec ces deux titres je découvre la collection Il était une (mini) fois mise en place cette année chez Didier Jeunesse. Je la trouve très attractive avec son petit format poche (le même que les collections mini chez Syros) et leurs jolies couvertures, sobres, mélangeant modernisme et classicisme. Voici l’occasion de vous faire partager mes ressentis.

 

premier amour de grand corbeauLe Premier amour de Grand Corbeau
texte de Muriel Bloch
Didier Jeunesse – Il était une (mini) fois, 2014

 

Grand Corbeau, créateur de la Terre, eu envie de découvrir sa création. Apercevant une baleine, il décida d’en savoir plus et entra dans l’animal. Il y découvrit une superbe danseuse, cœur et âme du mammifère, dont il tomba éperdument amoureux. N’écoutant que son cœur, il coupa les liens la reliant à l’animal et l’emmena dans son royaume. Une fois arrivé, plus personne n’était dans ses bras, et l’animal en contre bas n’était plus.

« Grand Corbeau comprend, mais trop tard, que tout ce qu’il a crée peut disparaître et que tout chose vient au monde pour mourir un jour. »

 

Voici la réédition d’un joli conte inuit déjà paru chez Didier Jeunesse dans le recueil Contes d’amour autour du monde en 1997. On y retrouve les thèmes importants dans la tradition inuit : la mer, les animaux et le cycle de la vie, le tout conté avec simplicité et talent par Muriel Bloch.

Ce conte me laisse une forte impression quant à sa dramaturgie. Grand Corbeau perd bien vite son premier amour en ne pensant qu’à son propre bonheur. La morale est facile à comprendre pour les enfants, et le dernier chapitre, après son décès, est très rythmé apportant une belle conclusion à ce court livre.

« Il danse son amour perdu,
il danse des jours,
des semaines,
des mois.
Une année peut-être.
On dit que
ce fut la première danse du monde pour célébrer la vie. »

 

 

habits neufs de l'empereurLes habits neufs de l’empereur
Guy Prunier
d’après Hans Christian Andersen
Didier Jeunesse – Il était une (mini) fois, 2014

 

Un roi très coquet eu vent d’un nouveau tissu extraordinaire : le tissu invisible pour les imbéciles. Il commanda donc aux deux marchands un costume fait dans la belle matière. Et lorsqu’il sortit en ville, chacun se tu de peur de passer pour un idiot. Un enfant, de sa voix, fit alors connaître la vérité, le roi était tout nu, il ne lui restait plus qu’à se draper dans fierté.

 

C’est avec un plaisir non fins que j’ai redécouvert ce conte qui a bercé mon enfance. La trame d’Andersen est évidemment respecté et toujours aussi efficace. Il y a beaucoup d’humour et d’espièglerie à assister au piège tissé par les filous et à voir sa majesté tomber dedans.

Un petit peu plus gros que le titre précédent, je le conseillerais à partir de 8/9 ans pour des lecteurs qui souhaitent le lire seuls. Sachez qu’il s’agit aussi d’une réédition d’un titre paru en 2004 dans un grand format illustré avec un CD d’accompagnement. A vous de choisir quelle version vous convient le plus.

 

Pour en savoir plus :

@ les avis de Fantasia et Liyah sur Le Premier amour de Grand Corbeau

@ les avis des Sandales d’Empedocle (pour cette version) et de Ricochet (pour l’ancienne version) du conte Les habits neufs de l’empereur

@ le site de Didier Jeunesse avec la collection Il était une (mini) fois

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Bonus :

les contes ont le vent en poupe en ce moment…

il était une mini fois - bonus

3 commentaires



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *