Lueur de feu de Sophie Jordan

T.1 Lueur de feu
texte de Sophie Jordan
Gallimard jeunesse, 2011

 

Jacinda est une draki. Cette espèce descendante des dragons vit à l’écart des hommes pour éviter son extinction. Chassée depuis plusieurs générations, seul le secret de leur transformation a permis de garder leur tribu à peu près saine et sauve. Car les drakis ont l’apparence d’êtres humains, ce sont les fortes émotions qui déclenchent leur apparence animale. Suite à un vol au lever du jour, chose formellement dangereuse et interdite, Jacinda et sa meilleure amie sont prises en chasse. La jeune fille arrive à se cacher dans une grotte. Will, le chasseur, la trouve mais n’en dit rien, contemplant la bête devant lui… Remise de ses émotions, Jacinda doit faire face à son clan et affronter sa punition. Pourtant, sa mère ne lui en laisse pas le temps, prenant la fuite avec elle et sa sœur jumelle.

 

Mon résumé est un peu long mais il était important de vous définir le climat de peur établit autour des drakis. Ceci étant dit, cela fait bien longtemps que je ne m’étais pas autant amusée avec de la bit-lit. L’univers de Sophie Jordan est sympathique, original et recèle beaucoup de trouvailles.

D’abord, la famille de Jacinda est un peu hors-norme chez les drakis. Son père a été tué par des chasseurs, sa jumelle ne s’est pas révélée (elle ne peut se transformer en dragon) et sa mère a choisi de rester humaine, de refouler son côté draki. Jacinda, quand à elle, est la seule représentante des dragons de feu (que tous croyaient disparus) d’où son importance pour le clan et le fait qu’il cherche à tous prix à la faire revenir parmi eux. D’ailleurs, une atmosphère énigmatique entoure tout ce qui a trait au clan. La mère de Jacinda évite toujours le sujet.

La fuite, dans une ville humaine, permet à la sœur et la mère de Jacinda de trouver enfin la normalité à laquelle elles aspirent. Pour la jeune femme, c’est autre chose. La chaleur du désert lui pèse et étouffe son dragon. Elle ne veut pas laisser mourir cette partie d’elle-même et fait tout pour. C’est à partir de ce constat que Will va entrer dans la vie de la jeune fille. Coïncidence troublante que de le trouver dans son nouveau lycée, Jacinda a très peur de lui. Mais leurs contacts vont surtout lui apprendre qu’il réanime son draki. Les émotions fortes, dont elle a besoin, se font ressentir dès qu’il est dans les parages sans qu’elle sache pourquoi (et là tous les lecteurs lèvent les yeux au ciel car c’est assez évident ;-)).

Car, en tout bon roman de bit-lit, l’intrigue amoureuse est au centre du roman. Le chasseur et sa proie, un amour impossible… Oui. Mais Will et son fort potentiel en sexytude font fondre le cœur de Jacinda… et celui de toutes les midinettes et cœurs de guimauve que nous sommes.

Le suspense mont crescendo quand à savoir si Jacinda sera repérée par les chasseurs et/ou par son clan. Les détails de l’histoire nous sont donnés au compte goutte. On s’identifie rapidement à Jacinda, cherchant à comprendre le fin mot de l’histoire, tout comme elle.

Il s’agit d’un premier tome, information que je n’avais pas retenue dans les critiques lues. J’attends de voir ce que nous réserve l’auteur dans cette suite qui se promet intéressante.

 

Un roman qui compte dans le challen’Ô swap (un grand merci à Jeneen qui me l’avait offert lors du swap anniversaire ),

dans mon challenge Chez vous,

et dans le défi lecture de juin.

 

Pour en savoir plus :

@ les avis de Fantasia, Bladelor, Rose, Stephie, Archessia, Cécile, Clarabel, Ori, Theoma et Francesca

@ de plus amples informations sur le tome 2 chez Pomme

@ le site internet de Sophie Jordan

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Bonus :

la couverture du tome 2 (en vo) dont la sortie est prévue en octobre 2012

5 commentaires


    1. // Répondre

      j’attends de voir son potentiel en action dans le prochain volume


  1. // Répondre

    Je crois que moi je suis passée totalement à côté, la preuve en est qu’il ne m’en reste rien après quelques mois… 🙁


  2. // Répondre

    Je ne sais plus où j’ai vu que la couverture française du tome 2 présentait une blonde aux cheveux courts… mais je peux me tromper. Pour un dragon, je trouve que ça va mieux, les cheveux longs. Mais enfin c’est une réflexion absurde et personnelle 🙂


    1. // Répondre

      je préférais la couverture du tome 1 de toute façon. mais je suis d’accord avec toi, les cheveux longs me font plus penser à un dragon

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *