Le Garçon qui n’était pas noir de Jacqueline Woodson

texte de Jacqueline Woodson
Bayard jeunesse – Estampille, 2011

 

Frannie est une jeune américaine des années 70. Elle vit dans le quartier noir de l’autre côté de l’autoroute. Elle nous raconte l’arrivée d’un garçon blanc vite surnommé « Jesus » dans sa classe et dans sa vie.

 

La ségrégation aux Etats-Unis est déjà finie lorsque commence ce livre mais on voit bien dans la vie de Frannie que les traditions ont la dent dure. D’abord avec cette autoroute qui coupe la ville en deux quartiers et puis ensuite avec les préjugés de chacun face à « l’autre camp ».

Ce roman pour les plus jeunes aborde beaucoup de thème en plus de la ségrégation raciale. Le frère ainé de Frannie est sourd ; le handicap est abordé du point de vue d’une famille aimante pour qui la surdité n’est pas un problème. Le monde extérieur n’est pas si facile. Frannie est aussi confronté à la détresse  de sa mère face à une nouvelle grossesse dont l’issue semble elle-aussi peu favorable… Enfin, par l’intermédiaire de la meilleure amie de Frannie, Jacqueline Woodson aborde aussi les extrêmes que peut revêtir la religion.

Beaucoup de thème, d’ailleurs peut-être un peu trop. L’auteur nous raconte quelques mois dans la vie de cette jeune fille, traite de beaucoup de choses mais n’approfondit rien… Elle laisse aux lecteurs le soin d’analyser ce qu’ils ont lu pour en tirer une conclusion.

Une lecture agréable mais qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables.

Un roman qui comptait pour le défi lecture de mai.

Pour en savoir plus :

@ les avis de Aurélie et Nicolas

@ la collection Estampille de Bayard

@ un autre titre de la collection chroniqué ici : Des poissons dans la tête de Louis Sachar

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Bonus :

car « Jesus » est aussi blanc que la neige

Claude Monet, La Pie, 1868-1869.

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