Jambes arquées : causes, symptômes et traitements du genu varum

Les jambes arquées, ou genu varum, sont une déformation fréquente qui intrigue de nombreux parents et adultes. Cette condition, où les genoux s’écartent vers l’extérieur formant un arc avec les jambes, est souvent bénigne chez les tout-petits mais peut signaler un problème plus sérieux si elle persiste. Dans cet article, nous explorons en profondeur ses origines, ses manifestations et les solutions adaptées pour corriger cette déviation et retrouver un alignement harmonieux.

Qu’est-ce que le genu varum ou jambes arquées ?

Le genu varum désigne une angulation anormale des jambes où les genoux sont éloignés l’un de l’autre alors que les pieds se touchent. Chez un enfant de moins de 2 ans, c’est une phase physiologique normale due à la position intra-utérine. Imaginez un bébé qui passe neuf mois recroquevillé : ses jambes arquées sont simplement le souvenir de cette posture. Généralement, cette courbure s’atténue d’elle-même vers 18-24 mois, pour laisser place à un alignement droit.

Chez l’adulte, en revanche, des jambes arquées persistantes peuvent indiquer une pathologie sous-jacente. Elles altèrent la répartition des charges sur les genoux, favorisant l’usure du cartilage et des douleurs chroniques. Contrairement aux genoux cagneux (genu valgum, jambes en X), le genu varum penche les genoux vers l’extérieur.

Les causes des jambes arquées

Les origines varient selon l’âge. Chez les nourrissons, c’est physiologique et transitoire. Au-delà de 3 ans, si la déformation empire, plusieurs facteurs entrent en jeu :

  • Maladie de Blount : Une perturbation de la croissance de la partie interne du tibia, courante chez les enfants obèses ou ceux qui marchent tôt.
  • Rachitisme : Carence en vitamine D qui ramollit les os, provoquant des déformations.
  • Troubles génétiques comme l’achondroplasie, une forme de nanisme.
  • Traumatismes : Fractures mal consolidées ou infections osseuses.
  • Facteurs chez l’adulte : Arthrose, obésité, ou surcharge mécanique répétée, comme chez les coureurs.

Par exemple, un enfant en surpoids peut aggraver le genu varum car le poids excessif comprime les genoux vers l’extérieur. Chez les sportifs, une mauvaise posture ou des appuis déséquilibrés accélère l’apparition de symptômes.

Symptômes et signes d’alerte

Les jambes arquées sont souvent asymptomatiques au début. Chez le jeune enfant, on observe simplement une démarche en ‘O’ visible de face. Mais surveillez ces signaux :

  • Douleurs aux genoux, surtout après effort.
  • Boiterie ou fatigue rapide à la marche.
  • Genou gonflé ou craquements.
  • Instabilité articulaire.

À long terme, sans prise en charge, cela mène à une arthrose précoce du compartiment interne du genou. Une anecdote courante : une maman remarque que son toddler de 3 ans fatigue vite au parc, et une radio révèle un genu varum pathologique nécessitant une intervention précoce.

Diagnostic des jambes arquées

Le diagnostic commence par un examen clinique : mesure de l’angle intermalleolaire (distance entre les malléoles internes). Si supérieure à 5 cm après 3 ans, des examens complémentaires s’imposent.

  • Radiographies : Pour évaluer l’angle fémoro-tibial et la croissance osseuse.
  • IRM ou échographie : Chez l’enfant, pour visualiser les plaques de croissance.
  • Consultation multidisciplinaire : Pédiatre, orthopédiste, podologue.

Un podologue analyse la marche pour détecter des déséquilibres, comme une rotation excessive des pieds.

Traitement du genu varum

La bonne nouvelle ? La plupart des cas physiologiques se corrigent seuls. Pour les formes pathologiques, les options sont graduées :

1. Mesures conservatrices

Perte de poids si nécessaire, kinésithérapie pour renforcer les muscles abdominaux, fessiers et quadriceps. Des exercices simples comme les squats ou les étirements du tenseur du fascia lata aident à rééquilibrer la posture.

  • Semelles orthopédiques : Indispensables pour corriger les appuis et soulager les genoux, surtout chez les coureurs sujets au syndrome de l’essuie-glace.
  • Ortheses nocturnes : Chez les 2-4 ans, pour guider la croissance.

2. Traitements médicaux

Suppléments en vitamine D pour le rachitisme. Anti-inflammatoires pour les douleurs aiguës.

3. Chirurgie

Réservée aux cas sévères : ostéotomie pour realigner l’os chez l’adulte, ou épiphysiodèse pour stopper la croissance d’un côté du tibia chez l’enfant. La maladie de Blount avancée peut nécessiter une ostéosynthèse.

Pour illustrer, un patient adulte avec arthrose liée au genu varum a vu sa douleur s’estomper grâce à des semelles et une rééducation, évitant la prothèse.

Prévention et conseils quotidiens

Prévenir vaut mieux que guérir. Encouragez une activité physique variée : natation, vélo pour renforcer sans impact. Contrôlez le poids et adoptez une posture correcte. Parents, surveillez la marche de vos enfants lors des bilans pédiatriques.

Si vous courez et avez des jambes arquées, variez les terrains et renforcez votre chaîne musculaire. Pour une approche holistique, intégrez des étirements quotidiens et consultez un podologue pour une analyse de posture personnalisée.

En résumé, les jambes arquées ne sont pas une fatalité. Une détection précoce et un suivi adapté permettent souvent une correction complète. Si vous suspectez un genu varum chez vous ou votre enfant, consultez sans tarder pour un diagnostic précis et un plan d’action sur mesure.

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