Douleur pouce : causes, symptômes et solutions pour soulager l’arthrose du pouce

La douleur pouce est un inconfort fréquent qui touche particulièrement la base du pouce, perturbant les gestes quotidiens comme ouvrir un bocal ou saisir un stylo. Souvent associée à la rhizarthrose, cette arthrose spécifique du pouce, elle peut aussi signaler d’autres pathologies comme la maladie de De Quervain. Dans cet article, nous explorons en détail les causes, les symptômes et des solutions concrètes pour retrouver du confort et de la mobilité.

Qu’est-ce que la rhizarthrose, principale cause de douleur à la base du pouce ?

L’arthrose du pouce, ou rhizarthrose, est une usure du cartilage au niveau de l’articulation trapézo-métacarpienne, située à la base du pouce. Cette zone est très sollicitée lors des mouvements de pince, expliquant pourquoi la douleur apparaît souvent lors de tâches simples comme visser un bouchon ou utiliser un smartphone. Contrairement à une simple fatigue, elle s’installe progressivement et touche surtout les femmes après 50 ans, en raison de facteurs hormonaux et biomécaniques.

Imaginez Marie, 55 ans, qui sent une gêne croissante en tricotant : au début, une douleur discontinue sur la face interne de la base du pouce, puis une raideur matinale et une perte de force. Ces signes classiques indiquent une rhizarthrose débutante. Sans prise en charge, elle peut évoluer vers un gonflement et une déformation visible, rendant les activités quotidiennes invalidantes.

Les symptômes de la douleur pouce à surveiller

Le premier signal est une douleur à la base du pouce, souvent décrite comme une brûlure ou une lourdeur, aggravée par les mouvements. Elle peut irradier vers le poignet ou la paume. D’autres signes incluent :

  • Raideur, surtout le matin ou après repos.
  • Perte de force pour pincer ou saisir des objets fins.
  • Gonflement local et sensibilité au toucher.
  • Crépitements ou blocages lors des rotations.

Dans la maladie de De Quervain, une inflammation des tendons à la base du pouce, la douleur est plus vive lors des écarts radiaux du pouce, comme pour tourner une clé. Testez le signe de Finkelstein : serrez le pouce dans le poing et écartez la main ; une douleur aiguë confirme souvent cette ténosynovite.

Facteurs de risque et gestes à éviter pour prévenir l’aggravation

Plusieurs éléments favorisent la douleur pouce. Le vieillissement naturel use le cartilage, mais les gestes répétitifs accélèrent le processus : bricolage, travail manuel, sports de raquette ou usage excessif du téléphone. Une laxité ligamentaire ou un traumatisme passé augmente les risques, particulièrement chez les femmes ménopausées.

Pour limiter les dégâts, évitez ces gestes aggravants :

  • Tordre ou forcer avec la pince pouce-index (ex. : ouvrir des bocaux).
  • Soutenir le téléphone trop longtemps sans pause.
  • Porter des charges lourdes avec le pouce fléchi.
  • Taper intensivement sur un clavier sans ergonomie.

Adoptez plutôt des outils adaptés : poignées épaisses, ouvre-bocaux ergonomiques. Une anecdote ? Paul, maçon, a vu sa douleur diminuer de 70 % en alternant les tâches et en utilisant des attelles pendant les pauses.

Traitements conservateurs : orthèses et rééducation en première ligne

La bonne nouvelle : la plupart des cas se gèrent sans chirurgie. Les orthèses sont prioritaires. Une attelle de repos immobilise la base du pouce la nuit, tandis qu’une orthèse d’activité permet les mouvements sans douleur en journée. Choisissez des modèles thermoformés sur mesure pour un confort optimal.

La kinésithérapie renforce les muscles stabilisateurs. Voici des exercices simples à pratiquer quotidiennement :

  • Mouvements de pince : Écartez doucement pouce et index, maintenez 5 secondes, 10 répétitions.
  • Cercles lents : Tracez des cercles avec le pouce sans forcer, 2 minutes par sens.
  • Auto-massage : Massez la base du pouce avec une crème chauffante, en cercles doux.
  • Ouverture du pouce : Placez la main à plat, élevez le pouce lentement, 15 fois.

Ces gestes préservent la mobilité sans sursolliciter l’articulation. Associez-les à de la chaleur locale (bouillotte) pour détendre les tissus.

Options médicales et solutions naturelles

Pour les poussées douloureuses, des anti-inflammatoires (AINS) ou infiltrations de corticoïdes offrent un soulagement rapide. Réservées aux cas sévères, les chirurgies comme la trapézectomie restaurent la fonction chez 80-90 % des patients.

Côté naturel, intégrez des compléments comme la curcumine ou le collagène, après avis médical. L’ergonomie au travail et des pauses régulières font une grande différence. Et pour le bien-être global, des activités comme le dessin apaisent l’esprit tout en mobilisant doucement les mains – découvrez-en plus sur les bienfaits du dessin sur le cerveau.

Quand consulter un spécialiste ?

Ne tardez pas si la douleur persiste plus de 3 semaines, s’aggrave ou s’accompagne de fourmillements (risque de compression nerveuse). Un rhumatologue ou chirurgien de la main confirmera le diagnostic par radio ou échographie. Une prise en charge précoce évite l’invalidité.

En résumé, la douleur pouce, souvent rhizarthrose, se soulage par attelles, exercices et adaptations gestuelles. Écoutez votre corps, adoptez ces astuces et reprenez le contrôle de vos mains sereinement !

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