Ordo de Donald Westlake

ordoOrdo, la quarantaine, quartier-maître dans la marine américaine, découvre dans un magazine lu par ses
compagnons que sa 1ere femme
(avec laquelle il s’était enfui et qui
était alors âgée de 16 ans)
n’est autre que Dawn Devayne, nouvelle star du cinéma hollywoodien. Ordo a beau cherché dans cette pin-up la femme
qu’il a aimé, il ne comprend pas qu’une personne puisse avoir changé à ce point. Il va alors aller à la rencontre de cette nouvelle femme pour voir si Estelle Anlic
(de son vrai nom) est toujours quelque part sous cette photographie hollywoodienne.

Loin d’être un polar, ce roman est surtout introspectif, fait de questionnement. Comment peut-on changer au point de ne plus se connaître soi-même ?
Comment peut-on vivre sans jamais parler de son passé ? en ayant occulter une partie de sa vie ? car au final Estelle Anlic et Dawne Devayne ne forme qu’une seule et même personne et on l’apprend
très vite dans le récit. Point de suspens, ni d’enquête, juste la rencontre de deux personnages fort bien décrit.

Une fois ma déception passé (que ce ne soit pas un polar à proprement
parlé)
, j’ai retrouvé toute l’ambiance des romans de Westlake : sa prose parfaite, ses mystères ambiants et son humour décalé.
Un petit roman fort sympathique dont je remercie Vonnette
pour la découverte.

Pour en savoir plus :
@ le très bel essai de David Agrech intitulé Ordo de Donald Westlake : le livre de l’échec (pour une critique plus approfondie et beaucoup mieux construite que la mienne)
@ Ordo a été adapté en film par
Laurence Ferreira Barbosa sous le même titre comme nous le confirme
cinemovies.fr
@ un article de Télérama sur l’auteur


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Bonus :
une pin-up comme il se doit

ordo - bonus

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4 commentaires


  1. // Répondre

    Merci pour le lien. Juste une petite précision au sujet d’ »Ordo » : si on en parle comme d’un roman, c’est une particularité de l’édition française. C’est en effet un texte que Westlake a
    initialement fait paraître en recueil. Il ne faudrait donc pas le voir comme un bref roman (erreur que j’ai moi aussi commise) mais comme une longue nouvelle (les romans de Westlake dépassant
    eux-mêmes en général allègrement les 500 pages…) Ça peut modifier la perspective… Dans un genre différent (pas non plus policier, léger et assez drôle), de Westlake je vous conseille aussi « Adios
    Schéhérazade ». Et puisque j’en suis aux suggestions pour alimenter la PAL, c’est pas tout à fait du même niveau mais j’en profite tout de même pour vous signaler la parution de mon premier roman
    aux éditions du Masque. (Vous avez aimé l’article, vous adorerez le roman !…)

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